Universite du temps libre du Pays de Rennes

Conférences (informations complémentaires)

Le mouvement social de PLOGOFF

Jeudi 14/12/17 à UTL de Quimper - Quimper


En mars 1974, après le « premier choc pétrolier » de l’automne 1973, le gouvernement français accélère le programme nucléaire de l’État. Une centrale nucléaire de 5200 mégawatts (4 réacteurs) est prévue en Bretagne. En décembre 1974, afin de recevoir cette centrale, plusieurs sites bretons sont annoncés : Erdeven, Guimaëc, Tréguennec, Plogoff (Ploumoguer sera ajouté en avril 1975). Les 9, 10 et 11 juin 1976, la lutte antinucléaire de Plogoff débute. Durant trois jours, la population empêche l’arrivée de géologues sur le site de Feunteun-Aod. Un comité de défense est créé dont le maire de Plogoff, Jean-Marie Kerloc’h, prend la tête. À l’automne 1978, le conseil régional de Bretagne, puis le conseil général du Finistère, valident le site de Plogoff, malgré le refus du maire, de la majorité des habitants et des comités antinucléaires organisés par les premiers écologistes politiques. En 1980, une enquête d’utilité publique a lieu dans le Cap-Sizun durant six semaines (31 janvier – 14 mars 1980). Les manifestations contre le projet de centrale nucléaire deviennent alors quotidiennes. Cette enquête d’utilité a surtout été une « victoire médiatique » pour les opposants à l’atome civil, car elle leur a permis de populariser leur cause dans le grand public, et d’intéresser les élus socialistes… Durant la campagne électorale pour la présidentielle de 1981, le candidat du PS intègre la demande de Plogoff dans ses 110 propositions. Après son élection le 10 mai 1981, François Mitterrand annonce qu’il remise de façon définitive le projet de centrale nucléaire à Plogoff.

 

*** Jean-Christophe Simon - INRA ***"



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